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Le turban qu’il porte avec aisance a cédé la place à une toque d’astrakhan gris, plus précisément de karakol, une très douce fourrure hautement prisée en Asie centrale, prélevée sur des agneaux à peine nés, voire encore dans le ventre de leur mère. Par-dessus son shalwar kamiz, tenue composée d’une tunique fermée jusqu’au cou et d’un ample pantalon à la pakistanaise, gris aussi, il porte un blazer noir et un chapan, sorte de long manteau de soie à rayures vertes avec des très longues manches qu’on laisse traîner derrière soi, typique des Ouzbeks et Turkmènes — un hommage aux nomades turco-mongols des steppes du Nord. 

(Ariane Quentier,  Afghanistan : au cœur du chaos, chapitre 2)